Au bon coin, un petit coin de chez soi au coin de la rue

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Imaginez-vous un vendredi de décembre (traduction : on se les pèle grave) et vous sortez de la clinique. De quoi avez-vous alors envie ? De réconfort et de douceur.

Je suis un peu – non, très – barbouillée, alors direction « Au bon coin ». Le bon coin, c’est un bistrot de quartier 100% Batignolles – pour les ignorants, quartier du 17ème très « village », populo-chic et passablement bien fourni en repères gastronomiques. Ce n’est d’ailleurs qu’un spot parmi d’autres dans lequel nous entrons aujourd’hui.

intérieur bon coinIl fait froid, je suis cette fois-ci accompagnée de mon paternel, et nous avons faim – je suis à jeun, moi.

Ambiance : table en bois, nappe rouge, déco vintage mais qui se la pète pas.

Clientèle : un peu de tout : des nanas de marketing grosses-montures/comptoir-des-cotonniers, des beaux trentenaires sans doute dans la pub/archi/design/entrepreneuriat-cool, et deux compères potes comme cochons qui se sifflent un Bourgogne en attendant le troisième larron ; et bien sûr, moi verte et pas fraîche, mais bien accompagnée.

Dans nos assiettes

French-clichéAu menu : que du franchouillard qui donne envie ! Œufs mayonnaise, œufs cocottes au foie gras, ravioles aux cèpes – en entrées ; en plats de résistance : sole au beurre blanc, tartare de bœuf, andouillettes (AAAAA, comme il se doit), boudin noir, etc. Et PAS DE BURGER, ce qui, finalement, me surprend et me réjouit, parce que quoi de pire qu’un burger mal maitrisé « pour faire tendance » ?

Pour moi ce sera saumon vapeur-haricots… Vous me direz « mais c’est qui cette Parisianavore qui se la joue healthy ? ». Justifications : je n’étais pas mon état normal (1), le vendredi c’est poisson (2) et puis on juge aussi un resto à la réalisation des pièces rares (3). Pour Papa, une joue de bœuf – plat du jour – avec un ballon de rouge.

Le service est agréable, l’attente est courte, les voisins cordiaux, le niveau sonore assez élevé pour qu’on se sente chez soi ; le saumon arrive, il est cuit à merveille, les haricots sont croquants et frais – pas surgelés – un jour, je vous reparlerai du surgelé au restaurant – finalement, je ne regrette pas d’être vendredi et barbouillée. Quant à la joue de bœuf – que je goûte, naturellement – elle est tendre à souhait, les patates sentent l’amour de la cuisson, on se régale. Et puis le vin est délicieux – et la carte des vins donne envie de revenir. Et puis l’huile d’olive qu’on m’apporte gentiment est un grand cru – Nicolas Alziari. Et puis le pain est aux graines. Et puis on est bien.

joue de boeuf

saumon

C’est combien ?

TicketÇa coute combien ce petit paradis ?
Autour de 10 euros le plat, moins de 5 euros le dessert, le café à 1,90.
Que demande le peuple ?

Mon avis

Je suis requinquée en deux coups de fourchette, mon papa est ravi, je reviendrai un soir pour profiter de l’ambiance du goût et de la tarte à la myrtille maison à 4,40€.

Note Ambiance/déco/servicenote
Note pour le goûtnote

extérieur bon coin

C’est où ?

Le bon coin, 52 rue Lemercier – 75017 Paris
01 58 60 28 72
Métro la Fourche

Déjeuner : de 12h à 14h30 (sauf dimanche)
Dîner : de 19h à 23h (sauf dimanche)


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Mes goûts culinaires ? Une prédisposition particulière pour les plats ensoleillés, la ratatouille, les poissons grillés, les sorbets qui sentent le fruit, les mangues fraîches… J’aime bien quand c’est les vacances dans mon assiette. Mais je m’adapte hein, s’il fait froid, je n’ai rien contre un pot au feu ou un gratin de potiron. Assez végétarienne dans l’ensemble, par goût – pas par conviction (pas de politique à table). Je développe une lubie autour de la salade César – c’en est presque une religion.

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