Dans la marmite de Mauviel 1830

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La poêle Mauviel est aux foodistas ce que la Louboutin est aux fashionistas : à la fois le Graal et le must-have. La preuve de ce que l’on est et le moyen pour l’être…

Quand on m’a invité à découvrir la manufacture Mauviel, j’avais cette image de vieilles marmites à confitures en cuivre mais aussi les clinquantes casseroles de chefs qu’ils affichent fièrement comme arme de guerre, c’est leur montre, à eux.

La bassine à confiot’ d’une vie que l’on dérobe avant le partage de l’héritage de la grand-mère. Celle qui porte 1000 recettes, 1000 saveurs, 1000 plaisirs.

La casserole Mauviel, je la voyais aussi au Bon Marché. Je me doutais bien que c’était de la bonne came. Une poêle qui fait la belle dans les cuisines ouvertes des chefs modernes et qui continue à faire la préférence des chefs tradis, c’est forcément de la bonne came. Je la savais chère aussi. Déjà que mon lot Tefal me semblait être un investissement substantiel, l’achat d’une poêle Mauviel ne me traversait même pas pas l’esprit.

Arrivée à Villedieu-les-poêles, la bien nommée, c’est Valérie, la directrice de l’entreprise familiale et 7è génération de la famille qui nous accueille. Nous voilà entrées dans l’antre de Mauviel 1830. Oui, presque 200 ans de savoir-faire.

Petite marmite, tu passes entre 20 paires de mains au beau milieu de la Normandie. Un seul homme détient le savoir-faire pour le martelage. Il le fait avec ses mains exercées alors que ses pieds dictent le tempo à la machine.

20 paires de mains qui façonnent le cuivre, le couchent, le martèlent, assemblent, étament, polissent, émaillent, contrôlent la qualité.
Un travail d’orfèvre, un savoir-faire rare et français.
Villedieu-les-Poêles fournit le monde entier : plus de 70% de la production Mauviel est destinée à l’export.

S’il y a encore 15 ans, 80% de la production de Mauviel était destinée aux professionnels, Valérie et son père sentent rapidement la volonté croissante des particuliers pour des ustensiles de cuisine de qualité. Ils développent alors une gamme utilisable sur les plaques à induction tout en préservant les qualités de cuisson du cuivre : la multi-couches inox. Aujourd’hui, l’inox représente 80% des ventes de Mauviel même si l’image de Mauviel reste très fortement attachée au cuivre.

Si les contrôles qualité permettent d’assurer une qualité constante et des caractéristiques esthétiques communes, chaque poêle, bassine, casserole est unique, fruit du façonnage de 40 mains. Nous ne sommes pas dans une usine mais bel et bien dans une manufacture. Cette poêle n’est pas une poêle quelconque, elle a une histoire, elle est le fruit d’un savoir-faire précieux et rare, d’un travail de précision et d’expérience. Et c’est tout ça que l’on achète avec sa poêle.

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Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…

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