La Fresque, oasis colorée au cœur des Halles

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Jour de Soldes. Les Halles. Et un petit bruit d’estomac qui signifie que vous avez faim. Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • shopping fightAller vous engouffrer dans les souterrains de Châtelet pour manger un sandwich lyophilisé, étouffé par une horde de fashionistas venues elles aussi profiter des soldes.
  • Rentrer chez vous, penaud et affamé, profiter du calme de votre maison mais renoncer à la petite robe aperçue chez Mango/trench en velours chez Sandro.
  • Sortir à l’extérieur et manger dans un chiponais (cf. l’expression ô combien justifié de Kexin) prendre une menu B5 ou vous trouverez plus de riz qui colle que de poisson.

Ou… Aller à la Fresque. La Fresque, oasis de fraîcheur, de convivialité, de goût, au cœur même de « l’enfer Châteletesque » : portrait d’une fresque tout en couleurs.

Fresque TerrasseLa Fresque, c’est à la fois un restaurant pour les riverains de proximité, une cantine pour les pros en semaine et une terre d’accueil pour les tout venant (Châtelet étant un vrai lieu de mixité sociale/c’était « la minute socio du blog »). C’est surtout un vaste restaurant avec une petite terrasse chauffée, une longue salle au rez-de-chaussée si vous voulez profiter de l’ambiance énergique du service ; et si vous souhaitez profiter d’une atmosphère plus intime, il y a possibilité de se retirer dans les grandes tablées au sous-sol.

Dans nos assiettes

Par chance, la Fresque propose un menu à… je vous laisse deviner, 15€ ! Donc banco pour un menu à 15.

En entrée, saison oblige, j’opte pour un flan de potiron, mon compère choisit une salade italienne, plus coquette et gourmande. Servies vite, les entrées se mangent bien, même si on a évidemment envie de se resservir (mais comme disent les grand-mères « Ne te coupe pas l’appétit dès le début du repas »). Donc en attendant de passer au plat de résistance, je laisse trainer mes oreilles sur (ou sous) la table de droite, dont l’occupante est une habituée « depuis trente ans » qui rit joyeusement aux plaisanteries du patron. Elle en est au dessert, et s’ils sont aussi bons qu’ils en ont l’air, je vais devoir revenir.


Fresque salade italienne

La Fresque fonctionne grâce à une équipe énergique : le patron bourru mais drôle qui censure les photographes culinaires (lecteurs, rassurez-vous, j’ai su être discrète pour mon reportage) ; les serveurs sympathiques et bon public (pour rire à mes blagues, il faut en vouloir) et nous sommes servis par un jeune homme d’une dizaine d’années seulement, mais avec un bel avenir devant lui.

Le plat : lui et moi avons choisi la tourte aux légumes. Pour manger léger, c’est raté, c’est une méga tourte (méga bonne) garnie de légumes de saison, saisie dans une pâte dorée et croustillante. Le tout accompagné d’une salade fraiche et d’une purée de carottes, c’est à la fois authentique et moderne, en tout cas ça cale (et comme c’est une question d’honneur de finir son assiette, je me force un peu).

tourte fresque

C’est combien ?

Le Menu-formule à 15€ est servi au déjeuner.
Sinon à la carte compter de 15€ à 30€.

Mon avis

Bilan : on a passé un bon moment, on a plein d’énergie pour faire les soldes – même s’il faudra rentrer le ventre pour que la petite robe Mango soit ajustée – et on a le droit à un Michoko pour notre gentillesse.

Un accueil détendu et un bon rapport qualité prix aux abords des Halles, on pourrait qualifier ce lieu de perle rare, et ça change des rabattements obligés à Mezzo Di Pasta ou autres chaînes convenues.

Note Ambiance/déco/servicenote
Note pour le goût

C’est où ?

La Fresque
100 Rue Rambuteau 75001 Paris
01 42 33 17 56
Lundi – Dimanche (fermé le dimanche midi)
de 12:00 à 14:30
de 19:00 à 00:00


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Ils ont un facebook bien alimenté, les malins.

Mes goûts culinaires ? Une prédisposition particulière pour les plats ensoleillés, la ratatouille, les poissons grillés, les sorbets qui sentent le fruit, les mangues fraîches… J’aime bien quand c’est les vacances dans mon assiette. Mais je m’adapte hein, s’il fait froid, je n’ai rien contre un pot au feu ou un gratin de potiron. Assez végétarienne dans l’ensemble, par goût – pas par conviction (pas de politique à table). Je développe une lubie autour de la salade César – c’en est presque une religion.

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