La Petite Louise, petite mais généreuse !

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Burger ParadiseLe Faubourg Saint-Martin, un quartier qui s’embourgeoise et se boboïse à vue de nez, regorge de boutiques chics et d’adresses branchées, parmi lesquelles « La Petite Louise ». Située à deux pas – bon, d’accord, un peu plus – du métro Château d’Eau, ce bistrot draine surtout la clientèle de quartier, mais accueille bien volontiers les passagers occasionnels – c’est nous.

J’y vais sur le conseil de J., qui ne jure que par son burger, son ambiance décontractée et sa terrasse ensoleillée. Pour la terrasse, on repassera, le mois de décembre n’est pas clément, et moi pas très courageuse, mais l’intérieur est cosy à souhait, les banquettes moelleuses et l’atmosphère chaleureuse.

Dans nos assiettes

Sglurp burgerPour J, ce sera un Burger, sans surprise, c’est à peine s’il prend le temps de lire la carte. Alors que moi, conscience professionnelle oblige – y’en a qui bossent ici – j’hésite longuement entre le saumon en croute de sésame, le parmentier de canard ou un bagel. Finalement, estimant que la salade César est un référentiel fondamental pour juger de la qualité d’un établissement, ce sera une César, et de l’eau SVP.

L’attente est un peu longue, mais le serveur en semble désolé et surpris. Alors, je mets ça sur le compte du rush du samedi après-midi, et j’en profite pour jeter un coup d’œil sur les assiettes de mes voisins – ce comportement est un privilège d’enquêteurs, à ne pas reproduire chez soi, au risque de passer pour un malpoli notoire : le risotto au jambon a l’air de caler un régiment, les pommes de terre grenailles dansent gaîment dans les assiettes. Les mines  sont réjouies et repues, la clientèle semble tout droit sortie d’un magasin The Kooples.

Au bout d’un petit moment, le burger et la César arrivent. La salade : elle est généreuse et équilibrée : des croutons, craquants, mais pas trop gras pour qu’on puisse les picorer à la main, de la salade fraîche et de vrais morceaux de poulet ; même si elle ne répond pas aux critères de la César parfaite – ni de vraie sauce épaisse aux anchois ni d’œuf, elle passe bien. Je suis tout de même un peu déçue par le jambon « croustillant » qu’on m’avait vendu comme du jambon frit ; je ne vois de frit sur la table que les frites de J.

Parlons de son assiette, à lui : le burger est généreux, la cuisson parfaite,  les frites craquantes sans être sèches. Agrémentée d’une salade verte – pour se donner bonne conscience – et d’un trio de sauces à frites, il tient ses promesses, et J. est plutôt très content.

salade Cesar

burger-frites

C’est combien ?

11,90 la bonne salade qui cale, 12 euros le burger et ses frites ! Ni J. ni moi n’avons encore faim pour un dessert, bien que le fondant au chocolat et le café gourmand aperçus tout à l’heure aient pu nous séduire ;  mais dehors il fait beau, et, comme disait Euripide « Assez vaut festin ».

Mon avis

friends_central_perkUn troquet de quartier stylé qui tient ses promesses, c’est bon, c’est généreux. Situé un peu plus loin que le coin grouillant d’adresses BBB (Bobo, Branchouilles et Bondées) – Chez Jeannette, Napoléon – on peut espérer y trouver plus facilement une place pour un repas frais, fin et abondant. La musique est assez forte mais bien choisie ; alors je déconseille pour un moment intime et raffiné, mais idéal pour une bouffe entre copains !

 

Note Ambiance/déco/servicenote
Note pour le goût

C’est où ?

La petite Louise
54 Rue du Château d’Eau – 75010 Paris
Face à la mairie du 10ème
Angle rue du fbg Saint-Martin / rue du Château d’eau
M° Château d’eau

Terrasse : 22 places au soleil le matin ; Salle 22 couverts à l’étage (privatisable)
Ouvert du lundi au samedi
01 42 02 89 05


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Mes goûts culinaires ? Une prédisposition particulière pour les plats ensoleillés, la ratatouille, les poissons grillés, les sorbets qui sentent le fruit, les mangues fraîches… J’aime bien quand c’est les vacances dans mon assiette. Mais je m’adapte hein, s’il fait froid, je n’ai rien contre un pot au feu ou un gratin de potiron. Assez végétarienne dans l’ensemble, par goût – pas par conviction (pas de politique à table). Je développe une lubie autour de la salade César – c’en est presque une religion.

1 Response
  • Yetou
    décembre 6, 2012

    Merci Camille pour cette adresse !

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