Drapeau de la Fidélité

Le Drapeau de la Fidélité est un bar-resto aussi connu sous le nom de « Chez Monsieur Quan » du nom de son tenancier, ancien prof de philo à Saïgon, qui a rapporté dans ce bar ses livres de philo et les plats phares de la gastronomie vietnamienne à petits prix. On pourrait facilement remettre au Drapeau de la Fidélité la médaille du bon plan dans le 15ème. Des plats à 6€, 5€ pour les étudiants et les chouchous. Et les étudiants et habitués ne désemplissent pas ce lieu aux tarifs attrayants mais aussi à l’atmosphère si singulière.

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Dans nos assiettes ?

Il n’y a pas que des plats vietnamiens à la carte, les pâtes bolognaises cotoient les bobuns et les Phôs un hamburger à 3€. De notre côté, nous optons pour un Phô et un bo bun. Nous prenons également des nems.

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C’est combien ?

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Mon avis ?

Une atmosphère unique, loin des lieux faussement branchés et des vieilles brasseries qui n’ont pas gardé leurs vieux prix, Le Drapeau de la Fidélité a de quoi séduire. Puritain du bobun ou du Phô, passez votre chemin, ici le métissage franco-viet est dans l’assiette. Je comprends aisément les étudiants fervents habitués : difficile de trouver un meilleur rapport qualité-prix à 10 stations de métro à la ronde. Les plats se tiennent et pour 6€, ils se tiennent même comme des chefs. On y vient pour l’endroit, pour les prix hors du temps, pour l’atmosphère et pour voir M. Quan boire son thé occultant le tumulte et les rires gras guidés par la dixième bière.

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C’est où ?

21 rue Copreaux, 75015 Paris

Facebook.com/chezquan

 

Rencontrez M. Quan

Pham-Công Quân, réfugié politique vietnamien par ecoledejournalisme

 

Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…

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