Le George, restaurant italien du George V

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Et au milieu du tourbillon de la vie, il y a ce genre de moments. Ces moments suspendus que l’on aimerait capturer faute de pouvoir appuyer sur pause et faute de ne pouvoir les revivre chaque jour. Ces images de calme en sophrologie. Des moments sans fausse note. Le doux cocktail du bon endroit, du bon moment, du bon accompagnant. De la bonne table, des bons plats, de la bonne lumière, des bons vins, du service exquis, de la salle gorgée de lumière, du dressage impeccable, du service prévoyant mais pas intrusif, de la douceur du luxe sans lourdeur. Il y a cette vue sur le patio, ce goût d’exclusivité, et ce puit de lumière.. Il y a cette cuisine transalpine, l’une des plus réjouissantes du monde, des plats exécutés par l’un des cuisiniers les plus brillants de sa génération. Les plats qui surprennent, qui réconfortent, qui racontent une histoire, des histoires, qui créent des émotions, qui créent des moments.

J’avais adoré le titre du livre de Osteria Francescana « Ne jamais faire confiance à un chef Italien trop mince » mais c’était sans compter sur Simone Zanoni. J’ai accédé aux cuisines du George, le restaurant italien de l’Hôtel George V, pour un cours de pasta avec Fanny par Simone Zanoni himself. Simone a passé son temps à ponctuer ses phrases de « juste ça », « c’est tout », « ça suffit », « c’est pas compliqué ». Simone a l’amour des bons produits et la volonté de revenir à l’essentiel. Il a le bon goût de vouloir simplement sublimer les produits. « Simplement ». D’excellents produits et beaucoup de magie opérée par la main du chef. Un chef passionné, hyperactif et hyper présent sur les réseaux sociaux. Après avoir mangé nos pasta fabriquées et cuites minute dans les cuisines du George (des spaghettis à la tomate, et tortellinis ricotta et citron), certainement les meilleurs de ma dernière trentaine, nous avons déjeuné dans la magnifique salle du restaurant face au patio fleuri.

Dans nos assiettes ?

Le menu dégustation, de la folie douce en 7 étapes incluant les pasta ricotta citron dont le seul souvenir me met l’eau à la bouche.

La tarte d’oignon confit accompagnée d’un sorbet parmesan est succulente. Même si les oignons me mettent facilement les larmes aux yeux, celui-ci m’a fait un effet boeuf. Inattendu et fondant, j’ai adoré la découverte des multiples alliances de cette entrée : chaud-froid, sucré-salé, fondant-croustillant. Mi-cuit de thon rouge hypnotique, bien acidulé et archi fondant. Poisson à la cuisson impeccable servi avec des légumes al dente.
Farandole de desserts sans fausse note. Formidable cheesecake, mémorable dessert au chocolat mais la surprise, la cerise sur le gâteau, c’est ce gâteau qui allie citron et noisette, un orchestre de sucre, d’amertume et d’acidité.

C’est combien ?

Menu déjeuner en six services à 65€ . Menu dégustation en neuf services à 110€.

Entrées de 10 à 16€. La tarte tatin d’oignons confits est à 10€ et ce serait pêché de ne pas y aller…

Plats à partir de 32€. Tortelli ricotta, citron et menthe fraiche chaudement recommandées…

Desserts de haut vol : 11€.

Mon avis ?

On me demande souvent où aller pour célébrer une belle occasion, pour bien manger et faire de l’effet. Je répondrais aisément ici au George. Le cadre est fabuleux, lumineux, chic sans trop de chichis, on s’y sent merveilleusement bien, la cuisine est fine, ensoleillée et généreuse et je trouve le rapport qualité-prix assez controlé pour un étoilé Michelin niché au coeur d’un palace… Allez-y au déjeuner ou au dîner durant les beaux jours pour profiter de la vue sur le patio.

Restaurant Le George

Hôtel George-V

31 Avenue George V, 75008 Paris

legeorge.com

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Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…
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