Moi, Big Fernand, roi du Burger

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Big-fernand-atelier-burgerMoi Big Fernand, j’offrirai des hamburgers dignes de ce nom,
Moi Big Fernand, je produirai français et local,
Moi Big Fernand, je montrerai que je prône le burger Made in France en portant un béret et en baptisant mes burgers par de jolis noms gaulois,
Moi Big Fernand, je nommerai mes frites fernandines,
Moi Big Fernand, je privilégierai la qualité car les acteurs français ne peuvent plus jouer sur la compétitivité-coût sur des marchés internationaux et concurrentiels (bouh McDo),
Moi Big Fernand, j’instituerai l’Atelier du Burger.
Big Fernand a tout compris ! Sur le fond et sur la forme. La forme d’abord ? L’Atelier du Burger propose des recettes aux doux noms : Le Big Fernand, Le Bartholomé, le Philibert, le Victor, l’Alphonse et la possibilité de composer son hamburger. Les hamburgers sont faits sous vos yeux par des jeunes hommes hipsters en chemises à carreaux, moustaches et bérets. Un sac I love BF pour ceux qui choisiront d’emporter leur hamburger. Une odeur attrayante depuis le numéro 20 de la rue du Faubourg Poissonnière, une file d’attente intrigante.

gif-anime-modern-familyOui une file d’attente inquiétante même, je travaille dans la rue de Big Fernand et je n’ai jamais eu le courage de faire la queue depuis son ouverture début 2012.
Alors, quand, la semaine dernière, on décide de déjeuner de bonne heure et qu’il n’y a personne devant Big Fernand, je me sens toute Pump it Up à l’idée de finalement goûter au Graal.
Sur le fond ? Du vrai fromage, de la viande du boucher et on vous demande enfin la cuisson pour votre steak puisqu’il ne s’agit pas là d’un vieux pneu de 5 millimètres d’épaisseur mais d’un vrai vrai steak, haché sur place.

Dans nos assiettes ?

On commence par les basiques, non ? Donc, un Big Fernand (tomme de Savoie, tomates séchées, persil, sauce Tata Fernande). J’ouvre l’emballage, et de prime abord, je le trouve petit ce Big Fernand. Après quelques crocs, il n’y a pas à dire, c’est bon. J’adore les tomates séchées, on les sent bien et le fromage est assez fort ce qui n’est pas pour me déplaire. Et, vu l’épaisseur du steak, j’aurai finalement du mal a en venir à bout surtout qu’il y a…
Les Fernandines, oui, chez Big Fernand, on ne mange pas de frites mais des Fernandines (Who run the world? Marketing !) et ces petites frites déchirent ! Les frites, c’est une bombe calorique, ok, on le sait, donc le minimum que l’on puisse en attendre c’est d’être démentielles ! Bref, elles l’étaient.

Note Ambiance/déco/servicenote
Note pour le goût

cheese-big-fernandhamburger-le-philibertLe-big-fernand-cheeseburgerle-philibert-big-fernand
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les-fernandinesBig-fernand

C’est combien ?

Si vous avez adopté la burger mania ou vous avez appréhendé le fait que le burger n’est pas seulement partout du fast/ junk food, les 14€ de l’addition ne vous feront pas déchanter. Et si vous êtes encore loin de la Burger addiction, testez celui-ci, les matières premières sont extras et valent la douloureuse.
Donc 14€ pour la little formule incluant Le Big Fernand, les Fernandines et une boisson. (-1€ à emporter).

Mon avis ?

little-fernand

J’ai aimé le burger mais la vérité c’est que j’ai préféré les frites. L’autre vérité, c’est que j’ai préféré le burger de ma voisine que je n’ai pas mangé, le Philibert (poulet, poivrons grillés, Saint-Nectaire, poivrons grillés, estragon, sauce Tonton Fernand (délicatement sucrée)).

Comme le resto cartonne, les compères ont ouvert Little Fernand toujours rue du Faubourg Poissonnière, qui propose des hot-dog.
 

carte-big-fernand

C’est où ?

Big Fernand – 55 rue du Faubourg Poissonnière 75009 Paris – 01 47 70 54 72
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30
www.bigfernand.com

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Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…

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