Changer de vie… pour créer une marque de bandeaux de portage

J’ai le plaisir de vous plonger dans l’histoire d’Audrey, 32 ans. Je le sais et le note autour de moi tous les jours, la naissance d’un enfant est souvent un déclencheur de reconversion pour les femmes. Une quête de sens, la prise de conscience de la vacuité de son poste, de son métier, la recherche d’une meilleure conciliation vie pro/vie perso, les raisons sont diverses et parfois, la reconversion passe par l’entrepreneuriat. Je n’ai jamais vu Audrey, nous nous sommes « connues » sur Instagram mais je crois pouvoir dire qu’elle déborde d’énergie, qu’elle en bave, qu’elle se donne à 1000% mais qu’elle kiffe. Je connais par contre bien son produit et je vous en parle en fin d’interview.

– Que faisais-tu avant de lancer June 22 ?

J’étais Responsable de la formation internationale et du développement retail pour une société de cosmétique. Ça faisait 12 ans que je travaillais dans le luxe.

– Comment/pourquoi as-tu lancé ce projet ?

J’ai lancé June 22 après voir quitté mon poste car je n’y trouvais plus de sens. J’avais vraiment envie d’autre chose mais à l’époque je ne savais pas encore de quoi ! Un jour, lors de vacances chez mes parents, je regardais mon fil d’actualité Insta et j’ai vu une photo d’un nouveau-né dans un porte-bébé. Ça a été une révélation et ça m’a complètement ramenée à mon histoire personnelle, celle de la naissance de ma fille. À la naissance, Léonie a dû être transportée dans un autre hôpital pour des soins spécifiques. Le lien qui se fait naturellement dès les premières secondes avec son bébé, a été difficile à tisser.
Je suis certaine que si j’avais eu un porte-bébé, j’aurais été apaisée, déstressée et Léonie aussi. C’est paradoxal, le fait de porter son enfant c’est se sentir plus libre en étant plus proches.

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– Comment ça s’est passé concrètement ? 

Concrètement quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai pas ailleurs ! Après une étude de marché, je me suis vite rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire et surtout que ça faisait sens. J’ai eu l’idée fin février et le site était lancé le 1e mai ! Oui, oui c’est allé très vite car convaincue qu’il fallait avancer !

– Comment te sentais-tu dans ton dernier poste ?

J’ai eu la chance de travailler dans un univers féminin et glamour pendant plus de 12 ans. J’adorais ce que je faisais, je voyageais dans le monde entier et ce que j’aimais par-dessus c’était transmettre. Mais en devenant maman, tout ça me paraissait superficiel. Quand mon mari me disait « tu ne te rends pas compte de la chance que tu as, tu as un poste de dingue », je lui répondais souvent  » oui, enfin je ne sauve pas les bébés phoques non plus ! « .
Bref, à la fin, j’arrivais au travail et j’étais comme vidée de toute énergie. Il fallait vraiment que ça s’arrête. Alors, après 4 mois de Netflix intense (chose que je n’avais jamais faite de ma vie !), quand j’ai eu l’idée de June 22, j’ai retrouvé une énergie de dingue !

– Comment tes proches ont-ils réagi ?

Très bien. Tout le monde m’a soutenue et en première ligne mon mari. Enfin, il a quand même fallu faire comprendre à ma mère que non ce n’était pas « un passe-temps » et bel et bien la création d’une marque et d’une entreprise que je comptais emmener très loin !

– Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

Heuuuu ??? l’ADMINISTRATION !!!! Franchement un enfer quand tu crées ton entreprise pour la première fois toute seule. Heureusement, avec un peu de débrouillardise et de patience, on y arrive !
Si on parle du porte-bébé en lui-même, le plus difficile a été de sourcer le tissu biologique. J’ai du recevoir plus de 50 échantillons de tissus et faire une dizaine de prototypes avant de trouver le bon. Mais je ne voulais rien lâcher sur le BIO, c’était vraiment un critère important.

– Travailles-tu de chez toi ? Si oui, te trouves-tu chanceuse ou est-ce difficile ?

Oui, pour le moment je travaille de chez moi. L’appartement se transforme petit à petit en espace de stockage au désespoir de mon mari !
J’aime bien travailler de la maison, je suis à 1000% et pas déconcentrer. Ça me permet aussi de la flexibilité pour emmener Léonie à la crèche.
Après, je ne suis pas coupée du monde non plus, les dej entre entrepreneurs sont réguliers, ce qui permet d’échanger et de partager ses doutes.

– Travailles-tu seule ?

Pour le moment je suis seule à travailler sur June 22.

-Peux-tu nous présenter tes produits ?

Ce sont des porte-bébés en coton biologique, fabriqués à Paris dans des ateliers professionnels. Je produis des collections capsules qui se renouvellent à chaque saison.
Ils se présentent sous forme de bandeaux réglables hyper simples à glisser dans le sac à main. C’est aussi facile d’utilisation, il suffit d’ajuster correctement le tissu. Tout le monde peut porter, maman et papa ! Et dernier point, ils sont beaux. J’ai voulu créer un porte-bébé tendance, le nouvel accessoire de mode des parents.

– Comment te fais-tu connaître ?

My best friend INSTAGRAM ! J’ai eu la chance d’être relayée par des Mams’ influenceuses qui ont cru au produit et l’ont aimé. Et deuxième élément les Mamans June 22, une communauté engagée qui aime partager ses photos.

– As-tu l’impression qu’il y a un retour du portage ?

Carrément ! Les marques essayent de faire des choses plus esthétiques qu’avant. Elles ont compris qu’on en avait marre de ressembler à Robocop avec notre porte-bébé. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour casser les idées reçues sur le portage. Beaucoup pensent que bébé devient dépendant, alors que pas du tout. Bien au contraire, bébé découvre le monde à hauteur d’homme et s’éveille plus vite.

– Peux-tu nous en dire les avantages ?

Il y en a beaucoup mais voici les principaux :

  • Réduit les pleurs de bébé jusqu’à 43%*
  • Stimule le développement cognitif
  • Aide en cas de reflux et coliques
  • Favorise l’allaitement

*basé sur une étude scientifique 1986 Canada bébés de 1 à 12 semaines

– Comment as-tu créé ton produit ? De qui t’es-tu entourée ?

J’ai commencé par faire les prototypes moi-même puis à les faire tester à mes copines mamans. Une fois que j’avais le bon tissu, je me suis entourée d’une modéliste et j’ai fait appel à un atelier professionnel de confection. Puis un laboratoire a homologué le porte-bébé selon les normes européennes en vigueur.

– As-tu investi de l’argent au départ ?

Oui, j’ai investi mais pas énormément. Je suis quelqu’un d’assez terre à terre et j’ai préféré commencer petit et m’assurer que le projet était bien viable. Finalement c’était la bonne stratégie pour moi car j’ai été rentable très rapidement ce qui m’a permis de développer d’autres modèles et de bientôt pouvoir vous présenter un manteau de grossesse/portage.

– Où sont fabriqués tes produits ?

Ils sont fabriqués au cœur de Paris dans un petit atelier. Ça me permet d’être assez réactive, de pouvoir contrôler et aussi d’avoir un moindre impact sur l’environnement.

– Comment te sens-tu aujourd’hui ? Te verses-tu un salaire ?

HEUREUSE ! Heureuse de faire quelque chose qui me parle et qui parle à des milliers de mamans. Heureuse de vous aider à porter vos bébés et d’aider à tisser ce lien entre vous.
STRESSEE ! Parce que je me donne à 1000% et que je suis tellement impliquée qu’un colis perdu par la Poste peut me mettre dans un état second !

– Quel regard portes-tu sur ton parcours ?

Je suis assez fière de m’être lancée même si je relative en me disant que ça ne fait 6 mois que June 22 existe. Il faut continuer à travailler pour emmener June 22 plus loin. Ma crainte est que ça s’arrête.

– Penses-tu que l’entrepreneuriat soit à la portée de n’importe qui ?

Je pense qu’il faut être déterminé et endurant malgré tout. Si on se laisse déstabiliser à la première difficulté alors autant ne pas se lancer. Et puis certaines personnes s’épanouissent mieux en travaillant pour une société déjà établie avec des règles et un cadre. Quand on crée une société, il faut être assez multi-tâches. J’apprends tous les jours de nouvelles choses et je dois m’armer de patience, ce qui n’est pas la première de mes qualités !

– Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?

Si on hésite trop longtemps c’est qu’il ne faut pas y aller ! Si on décide d’y aller, il faudra s’accrocher, faire preuve de persévérance et surtout croire en son idée.

C’est un peu un sentiment « d’intime conviction » que je ressens avec June 22. J’espère ne pas me tromper, alors croisons les doigts !



L’écharpe – porte-bébé June22

Audrey m’a proposé de découvrir l’écharpe June22. Pour mon premier bébé Malia, j’étais trop stressée pour prendre une écharpe, je me disais que c’était ultra compliqué et j’imaginais le noeud se défaire et le bébé tomber. J’avais tout de même utilisé un porte-bébé classique. Enceinte de Zac, j’ai acheté une écharpe. A chaque fois que je l’ai nouée, j’étais devant un tuto YouTube ahah. Zac a grossi tellement vite que l’on n’a pas pu le porter très longtemps sans avoir super mal au dos. Et puis pour Ismaël, tout a été différent du fait de sa prématurité. En néonatologie, on nous a très vite parler de la méthode kangourou. Nous l’avons appliquée et par la suite, même en rentrant de l’hôpital, nous avons continué. Je me suis servie quelques temps de l’écharpe que j’avais acheté pour Zac, toujours en la nouant devant mon tuto YouTube ahah. Quand Audrey m’a proposé de découvrir son écharpe sans noeud, j’ai donc tout de suite accepté. Elle est hyper simple à utiliser, je mets juste Ismaël dedans et j’ajuste pour resserrer… C’est magique, il s’endort super vite dedans, évidemment d’autant plus si je suis en mouvement. Elle est en coton bio, fabriquée à Paris et surtout, elle est jolie… Elle coûte 65€. Voilà quelque chose à ajouter à une liste de naissance.

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June22
www.june-22.com
www.instagram.com/june_twenty_2
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