Naples / Week-end Naples et côte amalfitaine

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À écouter ceux qui l’ont visitée, on pourrait la comparer à la pâte à tartiner Marmite (You love it or you hate it dixit la baseline de cette marmelade britannique). Naples a plutôt mauvaise réputation, ce n’est en tout cas certainement pas une ville consensuelle, une fille facile. Elle s’apprivoise à coup de dizaines de kilomètres à pieds dans ses ruelles, ses nouveaux quartiers mais aussi sa vieille ville, ses quartiers d’immigrants et de migrants entre la gare et le port.

On apprend aussi à la connaître en prenant un petit déjeuner dans une pâtisserie fréquentée par des napolitains. Une sfogliatella et un cappuccino toujours servi avec de l’eau pétillante.

On attendra sa pizza al forno à 1€ plusieurs dizaines de minutes en essayant de comprendre le système de la file d’attente avant de comprendre qu’il n’y en a pas, qu’il faut simplement tendre le bras avec sa pièce. Il faut aussi entrer dans une pizzeria et admirer les clinquants fours à pizza, tous décorés du prénom du propriétaire, c’est un peu leur maserati j’imagine.

Il faudra également goûter une pizza frite (si, si, frite), un baba, voire deux ou trois et boire du limoncello, spécialité de Naples à la côte amalfitaine. Des spritz aussi. Et puis, de la friture, des espèces de boules de pâtes (pasta) frites avec de la viande et des arancinis. Et des pâtes aux fruits de mer. Des spaghettis alla Vongole pour moi.

Ici, on mange bien et beaucoup, on parle fort, on rit grassement, on regarde le foot sur des écrans dans la rue, on parie sur tout, tout le temps et à tout âge. Le linge sèche aux fenêtres, Les bancs publics sont pris d’assaut et des chaises en plastique sont installées dans la rue pour discuter autour d’un limoncello. On jette beaucoup de papiers par terre mais on accueille bien les touristes, on les aide même sans un mot d’anglais. Personne n’a tenté une seule fois de nous arnaquer, bien au contraire.

Je comprends aussi que les touristes qui apprécient les zones aseptisées ne se sentent pas à l’aise à Naples. Naples a, pour moi, une âme similaire à celle de Marseille. Et lors de mon dernier séjour à Marseille, je m’étais demandée si ce nouveau Marseille n’allait pas tuer l’ancien, est-ce que les vendeurs de « Malbouro, Camel, Malboulo, 4 euros » ne faisaient pas partie du charme / de l’âme de Marseille. Le nouveau Naples est lui aussi très très différent des petites ruelles parmi lesquelles se trouvaient mon hôtel. Je suis curieuse de voir à quoi ressemblera le Naples de demain.


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Infos pratiques :

// Venir à Naples :
A peu près 2h de vol. Environ 100€ aller-retour avec Transavia.

// Pour se déplacer :

À pieds. Tout est faisable à pieds avec de bons mollets. Nous avons marché 18km lors de notre premier jour à Naples (ça use, ça use). Il y a également des bus et un métro apparemment très propre. L’aéroport est seulement à 5km du centre ville, nous l’avons rejoint en bus. Aéroport de Naples – centre-ville : 3€ en bus, 15€ en taxi. (Environ 12minutes).

// Pour dormir :

Nous étions dans un B&B à 400m de la vieille ville et 500m de la Gare. J’ai apprécié cet hébergement qui offrait une bonne localisation et un super rooftop. Les hôtes nous ont conseillés sur les restos à proximité. 50€/nuit (petit-déjeuner inclus). B&B Epoche sur Airbnb (22€ offerts sur votre première réservation en suivant ce lien).

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// Pour manger :

Pour le petit-déjeuner, nous sommes allés au Cappriccio, une pâtisserie-café, à proximité de notre hôtel. Le petit-déjeuner était compris avec l’hébergement. Nous avons ici vu défiler de nombreux napolitains : des policiers, des enfants, des jeunes, des mamies, des papis trapus – qui venaient chercher leur sfogliatella matinale, leur baba ou leur pizzetta. J’ai beaucoup aimé ce petit endroit et sa terrasse.

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Pour déjeuner : je pense que c’est un incontournable : la pizzeria Di Matteo. Faire la queue ( comme dit plus haut, il n’y a pas vraiment de queue, pas de numéro. Faire la queue = jouer des coudes) et acheter sa pizza al forno à 1€ qu’on vous pliera en 4 pour la manger à emporter. Goûtez également aux fritures (croquettes et boules de pasta frites). Prenez dans l’échoppe d’à côté un spritz ou limoncello à 1€. Dans la même rue, Sorbillo est également un incontournable, fermé en août.

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Pour dîner : On peut également dîner dans la pizzeria Di Matteo et chez Sorbillo. Nous avons. un soir, pris des pizzas à emporter ici (4 à 6€ selon la garniture). Nous avons aussi mangé chez O Luciano, un restaurant de fruits de mer et poissons avec très peu de touristes et beaucoup beaucoup de napolitains. Nous avons encore une fois du faire la queue mais une vraie cette fois avec un ticket et un numéro. Au programme, des spaghettis alla vongole et des spaghettis aux fruits de mer. Excellent, terrasse sympa, plats autour de 10€.

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Voici la carte que je m’étais faite avant mon départ avec de bonnes adresses : 

// Combien de temps à Naples ?

Une journée suffit pour visiter Naples. Pour un week-end de 3 jours, je conseille de passer un jour à Naples, une journée sur une île (Capri, Procida ou Ischia) et une journée à Pompéi ou sur la côte amalfitaine.

Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…

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