Le Paris de… Eric, gérant du Village

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J’ai voulu connaître le Paris d’Eric, le gérant du Village qui est devenu un ami. Quoi de mieux que de demander à un restaurateur parisien ses bons plans bouffe à Paris ?

Eric, c’est qui ?

Un gars curieux de tout qui tente de concrétiser ses rêves d’ado, accro au sucre comme au travail, un parisien sociable et secret à la fois, qui rit de tout et de rien, attaché aux rencontres qui le font grandir… le tout autour d’une bonne table et de franches rigolades.

Trois mots qui définissent ton Paris

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Plutôt rive gauche ou rive droite ?

Rive droite évidemment, c’est la seule rive où d’une rue à l’autre le métissage culturel et humain est tangible et palpable de jour comme de nuit !

Le truc que tu détestes chez tes compatriotes parisiens ?

Leur cynisme, pour cacher leur besoin de l’autre

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Le truc que tu adores chez tes compatriotes parisiens ?

Leur combativité. C’est une belle ville mais très dure…

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Ce qui te ferait quitter Paris ?

Rien, même pas si je devais vivre dans un placard.

Ce qui te fait rester à Paris ?

Elle me fait encore rêver. C’est mon Heimat.

La personnalité féminine qui incarne le mieux la parisienne ?

Anaïs la blonde comme la brune, elle représente la Parisienne en général : sous une apparence décalée, c’est une bosseuse intelligente, incisive et fine avec un cœur d’artichaut. J’en rencontre tous les jours dans ma boutique, je les admire.

Quel est ton quartier préféré ?

Le Faubourg Saint-Martin, un quartier en évolution qui garde son âme de petit village où chacun se parle et s’écoute sans se soucier des différences.

Tes boutiques préférées ?

logo-alain-ducasse-chocolatAllsaints, 49 rue Etienne Marcel (1er), une boutique simple et rock comme je les aime.
L’Eclaireur, rue Malher (4ème), des fringues et des bijoux anticonformistes, on y trouve ce qu’on n’y trouve pas ailleurs même si entre nous je regarde plus que je n’achète !
Nomades, 37 Boulevard Bourdon (4ème), ma boutique fétiche pour mes rollers
La manufacture du chocolat, 40 rue de la Roquette (11è), par gourmandise et pour le plaisir des yeux.
La grande épicerie, le grand classique mais des références incontournables.

Tes bons plans bouffes préférés (restos, commerces, bar…)

Il y en a tant…
paris-big-fernand– Big Fernand, 55 rue du Faubourg Poissonnière (10ème) pour leur fantastique Burger.
Rice & Fish, 22 rue Greneta (2ème) parce qu’ils ont des makis à tomber, c’est inventif et incroyablement délicieux.
Les Ptites indécises, 2 rue des Trois Bornes (11ème), pour l’atmosphère estivale. J’y vais pour avoir l’impression d’être en vacances.
– Pain de sucre, 14 rue Rambuteau (3ème). C’est mon goûter du lundi.
Joséphine, 25 rue Moret (11è). C’est un nouveau bar ambiance prohibition, on peut demander au barman un cocktail avec les ingrédients de notre choix et il te le fait !

Etre à Paris sans être à Paris, où ça ?

La vieille vitrine colorée des Petits Mitrons (26 rue Lepic, 18éme). Le temps s’y arrête. Tes yeux brillent devant la couleur des tartes aux fruits dorés, l’odeur qui s’en exhale me rappelle la cuisine de ma grand-mère, le nez sur le rebord de la table salivant devant ses tartes chaudes, j’oublie tout et ça me rend heureux.

 

Comme toute parisienne qui se respecte, je rêve souvent de quitter Paris. Comme tous les parisiens, je reste et me plains car ça fait du bien et car j'<3 rien je suis parisien. Je reste aussi pour le chant de la baguette, pour ce petit japonais au bout de ma rue, pour ces adresses qui ouvrent chaque jour, pour une tartelette au citron, pour du fromage toujours au lait cru, pour un bibimbap dans le 15ème, un Tigre qui pleure dans le 13ème, pour un bar à vin dans le 2ème, pour cette nouvelle adresse de burger à la sauce chinoise. Pour les ponts, pour les ruelles, pour les épiceries, l'odeur des boulangeries, pour déambuler dans le 7ème observer ceux qui achètent leur PQ à la Grande Ep' et pour voir les boubous défiler à Barbès, pour un butter chicken Passage Brady et un parfait café latte rue de Babylone. Pour m'arrêter devant la Pagode, pour lécher les vitrines, pour se prendre pour une touriste, pour s'étonner à rêver d'y habiter…

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