Road trip de Paris en Roumanie avec un bébé et un enfant

L’année précédente, j’étais enceinte de 4 mois et Malia avait 2 ans et demi. Je voulais partir dans un lieu peu touristique comme nous voyagions pour la première fois en août. Nous avions choisi l’Albanie (en atterrissant à Corfou et en prenant un ferry jusqu’en Albanie). Nous avions parcouru une bonne partie de l’Albanie, traversé le Monténégro et étions remontés jusqu’à Split en Croatie d’où nous avions pris notre vol retour. J’avais adoré l’Albanie, terre de contraste et de métissage religieux. On apparaissait comme des ovnis à plusieurs titres, en tant que touristes et en tant que couple mixte. J’avais beaucoup aimé ce voyage itinérant où nous avions effectué tous nos déplacements en bus publics et seulement loué une voiture 3 jours en Albanie pour explorer la côte. Cette année, c’est aussi en déambulant sur Google Maps que j’ai trouvé notre destination : la Roumanie. Enfin plutôt la destination finale. Puisque faute de nous être réveillés à temps, nous n’avions pas de papiers d’identité pour mon fils de 6 mois et je proposais de tenter la route en voiture. Le voyage changeait un peu d’allure, le voyage allait être la route. Nous pourrions en profiter pour visiter de nombreuses villes que je n’avais pas eu la chance de visiter jusqu’alors et d’explorer des endroits en Roumanie sans faire de boucle pour ramener la voiture. Et puis, je finissais de convaincre mon mari en lui disant qu’on serait comme des escargots avec notre maison sur le dos et ça, c’était plutôt cool pour ne pas porter 3 valises en plus d’un bébé et d’une petite fille à trainer. Ah oui, je n’ai pas mon permis…

C’est ainsi que je commençais à tracer notre itinéraire. Cette étape est pour moi la plus jouissive de toutes. Choisir la route. Choisir les étapes. Je l’ai fait une dizaine de jours avant notre départ, c’était un voyage à l’arrache mais « t’inquiète, on aura notre maison sur le dos ».

Les règles du jeu :

  • Pas plus de 5h de route d’une traite.
  • Réserver les hôtels au dernier moment = le jour-même pour pouvoir choisir de ne finalement pas s’arrêter dans un lieu ou choisir de rester plus longtemps dans un autre…
  • Éviter de sortir toutes les valises chaque jour, et faire un sac avec les affaires dont nous avions besoin.
  • Se donner la possibilité de s’arrêter ou de rentrer si on pétait un plomb.
  • S’accorder la liberté entière de tomber amoureux d’un lieu et de décider d’y rester 3 semaines.
Itinéraires

Etape 1 > Paris -> Strasbourg 495km – environ 5h

2 jours à Strasbourg, une ville que je ne connaissais pas et que j’ai adorée. Cette première étape m’a donné envie d’arpenter les routes d’Alsace pendant quelques jours lors d’une prochaine escapade.

>> Lire mon article sur Strasbourg 

VACANCES Etape 1 : 500/5000km. 2 vomis par la grande (à 30 et 10 km de l’arrivée ). Strasbourg : symbole de l’Europe et porte d’entrée en Europe de l’Est. Première étape de notre transhumance jusqu’en Transylvanie. Une douce soirée d’été à déambuler pour la première fois dans ce joli centre ville à 80% piéton. Même si j’aime avant tout me perdre dans les rues des villes, voici mes Strasbourg Goals : ⚀ Découvrir la petite France et voir le barrage Vauban ⚁ Visiter la cathédrale ⚂ Manger une bonne tarte flambée ⚃ Découvrir et déguster Baeckeoffe & Spaetzle ⚄ Dégoter un très bon bretzel . Et aussi faire comprendre à ma fille que NON, ce ne sont pas des maisons d’indiens . Je sais c’est un programme difficile

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Etape 2 > Strasbourg > Munich 370km – 3h40 (en vrai, on a eu quelques bouchons… et on a plutôt fait 4h30 de route).

Une soirée, une nuit et une matinée à Munich. Une ville qui ne m’attirait pas beaucoup et qui s’est révélée être une belle surprise. Une ville agréable, qui respire, cosmopolite et verte.

(Courte) Etape 2 : 750/5000km. Munich. 0 vomi mais poche à vomi quasi harnachée aux oreilles. Autouroutes allemandes gratuites. Grosses berlines et autres DAS AUTO pleine vitesse. Burger King sur chaque aire d’autauroute. Willkommen in Deutschland. . Un arrêt que je pensais anecdotique. Et je me suis demandée en me promenant dans Munich : qu’est ce qui crée chez nous de l’attachement à une ville ? L’habitude certes comme pour tout, l’habitude crée de la dépendance qui est considérée parfois à tort comme de l’attachement… mais qu’est ce qui fait que l’on se sent bien dans une ville ? Le nombre de beaux monuments ? Sa beauté ? Ses restos ? Ses habitants ? Ses transports ? Je ne sais pas exactement. Un mélange de tout cela et de bien d’autres choses comme le feeling, ça matche ou non comme entre deux personnes, la qualité de vie, les espaces verts, le niveau sonore, les espaces publics… Tout ça pour vous dire que j’ai déambuler quelques heures dans Munich et que ça a matché entre nous (Pas Bayern hein). D’excellentes vibes. Ouais les bonnes ondes ça existe vraiment comme les mauvaises. Des gens positifs, souriants, des terrasses, beaucoup de terrasses, des biergartens, des craft beers, un immense parc long de plusieurs km où l’on peut se baigner et qui abrite lui aussi des biergartens, des vélos et très peu de voitures. Des tramways et très peu de voitures (oui encore une fois). Et comme c’est à 6h direct en TGV depuis Paris, on se reverra très cerrainement. . . . . . . #munich#muenchen#visitmunich#igersmunich#germany#visitgermany#blogvoyage#voyager#notredamedemunich#igersmuenchen#igmuenchen#cathedralemunich#frenchblogger#muenchenstagram#munichstagram

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Etape 3 > Munich > Vienne > 405km – environ 4h30 (5h avec un arrêt)

J’aurais adoré faire un stop à Salzbourg mais les hôtels étaient démentiellement chers. Nous avons donc filé vers la capitale autrichienne. La route nous laissait déjà entrevoir un pays avec un train d’avance sur l’écologie. Vienne, avec ses parcs, ses transports et son savoir-vivre, nous a offert le panorama d’une autre ville, kids friendly, vivable et même où il fait bon vivre. Nous sommes restés 2 jours et 2 nuits dans cette ville si singulière en retrouvant des forces à grands renforts de schnitzels, Sachertorte et apfelstrudel.

>> Lire mon article sur Vienne

#VIENNAGOALS ✔ Visit Hundertwasser Village. . This building called Hundertwasserhaus was built in 1985 and designed by F. Hundertwasser. At 6, Friedensreich Hundertwasser starts Montessori school in Vienna, coïncidence? . Oeuvre de Friedensreich Hundertwasser en 1985, l’Hundertwasser Village héberge 52 logements et 4 cafés-restaurants, ainsi que 16 terrasses privées et 3 terrasses communes sur son toit. Hundertwasser s’est ici inspiré des œuvres d’Antoni Gaudi. À l’âge de six ans, il entre à l’école Montessori à Vienne. Hasard ou coïncidence ? . . . . . #hundertwasser#hundertwasserhaus#wiennacity#visitvienna#ilovevienna #blogvoyage #cettesemainesurinstagram#viennablogger#wien#vienna#vienna_city#urbanjungle#igersaustria#welovewien#welovevienna#ilovevienna#vienna_austria#viennaphotowalk#wienstagram#montessori#artmoderne#architecture#designlovers#archilovers#archilover#hundertwasservillage#travelersnotebook#viennalove

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Etape 4 > Vienne > Lac Balaton > 287 km – environ 3h20

Le Lac Balaton, c’était un Joker. De tout mon itinéraire, il n’y avait aucune côte bien évidemment. Alors, j’avais noté des lacs, rivières, points d’eau pour faire « comme à la mer » si l’envie nous en disait. On commençait à fatiguer des grandes (et belles villes). En plus des trajets en voitures, la découverte de toutes ces grandes villes impliquait évidemment une vingtaine de km à pieds par jour. L’envie s’était fait sentir. Forte et pressante. Qu’à cela ne tienne, le lac Balaton était surnommé la mer hongroise et ne nous allongeait pas beaucoup notre ‘chemin’. On décidait de rester 2 jours dans cette drôle de mer de Hongrie avant de découvrir sa capitale.

 

 

Etape 3 (étape surprise) 1350/5000km : LAC BALATON | HONGRIE même pas de vomi. 37°c. LOST IN TRANSLATION. Comme nous n’avons rien reservé à l’avance, après Vienne, nous avons decidé de ne pas aller directement à Budapest et de passer faire un plouf dans le lac Balaton, le plus grand lac d’Europe surnommé la mer de Hongrie. 592km2. Des voiliers, du sable et l’eau à perte de vue, bref c’est à s’y méprendre. Nous avons donc passé une journée à la plage. Une plage un peu différente de la nôtre. L’entrée est payante (2 ou 3€), on y trouve une zone de sable et une grande pelouse, des cabines pour se changer, des douches, des balançoires, des restos, une petite bibliothèque à ciel ouvert, un club pour les enfants. Les hongrois viennent de Budapest qui est à 1h30 et de tout le pays en famille, entre amis ou en amoureux s’allongent sous les sols pleureurs ou sous leur tentes Quechua. La « mer » est propre et bonne – autour de 25°c. Il y a peu de touristes étrangers, quelques polonais et des autrichiens essentiellement. Alors évidement, on détonne un peu ici. Beaucoup de hongrois s’arrêtent et s’interpellent pour regarder mes enfants. Toujours de manière bienveillante en nous disant « beautiful beautiful ». Plus rien est en anglais et très peu de gens parlent anglais, God Bless la fin du roaming pour traduire les menus au resto. Ah si, il y a Waze qui nous parle plus qu’en anglais, l’appli ne connaît pas la Hongrie en français . . . . . . . #balatonlake#lakebalaton#balaton#visithungary#hungaria#hungary#ilovehungary #blogvoyage#welovehungary#ilovehungary#balatonstagram#travelhungary#hongrie#beautifulhungary#masurianlakes#hungarian#hungarians#keszthely#bloggervoyage#voyage#voyager#mitteleuropa#instavoyage#vagabonding#tourdumonde#voyageenfamille#voyageursdumonde#travelbloggers#passionpassport#welovebalaton

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Etape 5 > Lac Balaton > Budapest > 135km – 1h25

J’étais super excitée de partir à la découverte de Budapest. On avait prévu de rester 2 nuits à Budapest car ça me semblait un très strict minimum pour arpenter la ville mais nous nous étions autorisés à rester davantage si l’envie nous prenait. Nous sommes restés 3 jours et 3 nuits et j’aurais pu rester encore bien plus. C’est simple, j’adorais tout dans cette ville, et surtout son énergie.

Dernier étape avant de tenter de passer la frontière roumaine, celle que nous craignions le plus puisque nous étions jusqu’ici dans l’espace Schengen et que la Roumanie, bien que dans l’UE, n’est pas membre de cet espace qui accorde la libre circulation des Hommes et des marchandises.

 

 

Etape 6 Budapest > Baia Mare > 386km – environ 5h30 en comptant 1h à la frontière

Bref, on avait passé la frontière. Le douanier a bien fait la gueule et compté sur ses doigts pour nous dire qu’on lui avait donné 3 passeports et qu’on était 4 dans la voiture. Il ne parlait pas anglais, il a insisté deux fois, on répondait en français et en anglais. Il faisait 42°c, il suait à grosses gouttes, et nous aussi… Et puis il a fait un geste de la main. Le geste international pour dire allez-y. J’avais l’impression de remporter Pékin Express. Nous dormons une nuit à Baia Mare, une ville bétonnée, sans grand intérêt, une porte d’entrée sur les Maramures, dont elle est le chef-lieu. Nous dormons une seule nuit à Baia Mare dans un hôtel de style communiste, qui semble désert.

 

 

Etape 7 Baia Mare > Sapanta >88 km – environ 1h50

C’est assez simple, à partir de Baia Mare, les kilomètres ont pris une autre unité de mesure. Et Google ne semble pas au courant. Du tout. On ne peut plus se fier aux temps de trajet indiqués par Google Maps, encore moins Waze…
Sapanta… C’est la première fois que je suis si pressée et enthousiaste d’aller au cimetière. Mais quel cimetière !  Un cimetière heureux, joyeux où chaque tombe est ornée d’une stèle en bois peinte représentant une scène de la vie du défunt. J’ai adoré cet endroit, c’est le seul endroit de Roumanie où nous avons vu du monde, des touristes (surtout roumains).  Nous dormons à Săcălăşeni.

 

 

Le voici le cimetière joyeux. Du coup, je me suis demandée pourquoi les cimetières étaient aussi sinistres. Des endroits gris et froids, de marbre que l’on réchauffe avec des fleurs qui fanent. Ça ne sert qu’à se remémorer des personnes que l’on a aimés non ? Alors pourquoi ça ne pourrait pas être un peu plus gai et coloré. C’est déjà assez la mort comme ça non ? Les tombes du cimetière de Sapanta sont ornées de stèles funéraires en bois, peintes en couleurs vives, avec une gravure de type naïfreprésentant une scène de la vie, une activité ou les causes du décès de la personne inhumée, accompagnés d’un poème, parfois nostalgique, parfois humoristique, dédié à la mémoire du mort.

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Etape 8 Săcălăşeni > Monastère de Barsana & autres églises en bois – environ 2h

Nous visitons l’incroyable monastère orthodoxe de Barsana, un site incroyable, calme, paisible avec d’impressionnantes constructions en bois (environ 22 mètres de long et 57 mètres de hauteur). On en profite également pour découvrir d’autres églises et de nombreux petits bourgs. Les Maramures est une zone très rurale et traditionnelle. Beaucoup de familles vivent en auto-suffisance.

 

 

Etape 9 Monastère de Barsana – Romuli >  – environ 1h50

Une nuit au milieu des Carpates, simplement pour faire un stop. Nous avons rencontré des allemands venus ici pour randonner 10 jours dans les Carpates hors du temps et de toute connexion. Un petit bout du monde pas très loin de leur pays…

 

 

Sur la magnifique et chaotique route entre les Maramures et la Bucovine. Suite à mon post sur la route, j’en profite pour vous glisser un mythe mélanesien de l’île du Vanuatu qui m’a été soufflé par une personne que j’ai croisée sur une autre route il y a 8 ans, au milieu de la Cordillère des Andes : « Tout homme est tiraillé entre deux besoins. Le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité. Les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue. » On y réfléchit cette nuit, et je reprends ma pirogue avec mes arbres demain Bonne nuit ! . . . . . . . . . . . #igromania#ig_romania#romaniamagica#igersromania#visitromania#romaniafrumoasa#exploreromania#roumanie #routard#voyageursdumonde#blogvoyage #iwanttoseetheworld#passionpasseport#voyager#travelblog#voyage#countryside #instavoyage#travel#travelling#cimitery#instaromania#visitromania#iloveromania#travelbloggers#instapassport#traveler#maramures

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Etape 10 Romuli > Vatra Moldoviței (Bucovine) – Route chaotique mais unique 😉

Traversée des Carpates pour rejoindre la Bucovine. Une route sinueuse, non asphaltée par moment, où l’on croise bergers avec troupeau de moutons, des charrettes tirées par les chevaux, une traversée dans le temps, un saut dans un conte d’une époque d’antan. Nous roulons parfois au rythme d’un piéton tant la route est difficile.

Nous resterons une nuit dans la région de la Bucovine, une région traditionnelle dont une partie est en Ukraine, c’est le noyau de la Moldavie. Une région réputée pour ses monastères peints, trésors de l’Unesco en Roumanie. Nous partirons ensuite pour la Transylvanie.

 

 

On a même rigolé avec une religieuse. Qui l’eût cru ?

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Etape 11 Bucovine > Transylvanie (Miercurca-Ciuc) > 242km Oh mon dieu. Interminable. Google n’a pas toujours raison. 6h.

6h. oui 6h pour quelques 250km. Nous sommes passés par les gorges de Bicaz, un des sites les plus touristiques de Roumanie. Nous avons pour but de rejoindre Brasov, une des villes emblématiques de Transylvanie mais morts de fatigue après 6h de route éprouvantes, nous nous arrêtons dans un bled et trouvons une chambre chez l’habitant avec vue sur les moutons et réveil au son des coqs. C’est la première fois que nous dépassons les 5h de route, limite que nous nous étions imposés.

 

 

Etape 12 Miercurca-Ciuc > Brasov > 100km – 1h50

Arrivée à Brasov. Nous y resterons une nuit et 2 jours. C’est fou comme cette ville est une belle surprise. Je l’adore. Je pourrais rester une semaine. La vie y est douce, l’architecture colorée, le climat idéal, les bons restos légion. Une ville à taille humaine où je me promets de revenir.

 

 

Etape 13 Brasov > Sibiu > 145km – 2h15.

Depuis Brasov, la route n’a rien à voir. C’est si facile de rouler ici après le nord du pays. C’est simple, il n’y a qu’une autoroute dans le pays, elle traverse le pays en son milieu d’est en ouest et nous roulons dorénavant dessus. Moins intéressant. Certes. Mais si reposant… Sibiu est magnifique, un petit bijou d’architecture aux maisons couleurs pastel à faire pâlir la rue Crémieux et aux toits avec des yeux.

 

 

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Etape 14 Sibiu > Timisoara > 269km – environ 3h15

Nous quittons la belle Sibiu pour notre dernière étape en Roumanie, une grande ville à quelques kilomètres de la Serbie. Une ville moins charmante que Sibiu et Brasov que nous découvrons sous une chaleur écrasante (plus de 42° à midi).

 

 

[LA ROUTE] Je ne lis que très rarement des articles de blogs à part pour des recherches précises d’avis ou d’adresses. Il y a seulement une catégorie de blog sur laquelle j’ai passé des centaines d’heures carrées : les blogs de récits de voyage et tour du monde. Il y a presque 10 ans, c’était mon projet. J’adore le « être en train de », le présent, le moment présent, le présent qui dure, les lieux, rencontres, trajets qui se succèdent un peu comme si la route était interminable. Se contenter de répondre aux questions simples et essentielles : « on mange où tout de suite » et « on dort où ce soir ». La liberté de ne pas prévoir, de rester ou de partir, de rester jusqu’à vouloir partir. Se dire que l’on pourrait habiter là. C’est vrai ça, on pourrait ne pas rentrer. Ou on pourrait aller jusqu’en Chine comme ça. Vous croyez qu’elle a quelle gueule la frontière terrestre russe ? J’ai lu des centaines de récits de voyages. Des voyageurs seuls, en couple, en famille. Ces gens en route, dans l’action perpétuelle, hors de la routine. Enfin, peut-être que le mouvement perpétuel peut devenir une forme de routine ? La route a quelque chose de beau. Une quête pour certains, une fuite pour d’autres, un challenge. Être nulle part chez soi et commencer à se sentir chez soi un peu partout. Il y a ces routes de découverte et de réalisation de soi et puis il y a la route de survie, la route pleine d’espoir et parfois de désillusion qu’empruntent dans le sens inverse de nombreux migrants. Il y a aussi ces tziganes qui prennent la route pour le meilleur avant d’atteindre parfois le pire. Tous ces tziganes, roms, bohémiens – appelés différemment dans chaque pays et rejetés indifféremment dans chacun d’eux. Nous en avons croisés beaucoup, surtout dans le nord du Pays. Ces gens mal nommés du voyage et qui ne l’ont souvent pas choisi mais qui ne trouvent que refuge et acceptation sur la route, un non lieu qui n’appartient à personne. Qui appartient à tout le monde. #tourdumonde

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Etape 15 Timisoara > Ljubljana > 770km – environ 8h

Bon, la bonne nouvelle, c’est que nous sommes rentrés dans l’espace Schengen avec notre fils sans papier. La mauvaise, c’est que je ne trouve pas un endroit digne d’intérêt pour faire un arrêt. Et après la nuit passée à Timisoara, ville qui ne nous a pas enchantée, nous ne voulons pas nous arrêter dans un second lieu dortoir. Nous poussons donc la route jusqu’à la capitale slovène. Je n’aurais jamais imaginé Ljubljana de la sorte. Une autre capitale où l’on respire et où il fait bon vivre, idéale pour un week-end.

Etape 16 Ljubljana > Venise > 240km – environ 2h45

J’avais longtemps hésité. Venise en août, c’était certain, c’était le pire moment et en même temps, c’était en plein sur le chemin. Et en même temps, on ne sait jamais si on aura de nouveau l’occasion d’y aller. Bref, nous visitons Venise et y restons 2 nuits et 2 jours.

 

 

Mesdames, Messieurs, nous patientons quelques instants pour régulation du trafic./a>

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Etape 17 Venise > Cinque Terre > 380km – environ 4h

Même constat et même raisonnement pour les Cinque Terre. Cette destination m’attire tellement et elle est presque sur la route… Le problème fut de trouver un hébergement. La dernière minute dans les Cinque Terre en août, ce n’est pas exactement le bon plan. Nous avons trouvé un très bon plan dans les terres à quelques 50 minutes des 5 villages constituant les Cinque Terre. Nous y restons une nuit faute de place pour une seconde. Dernière étape avant de rejoindre la France.

 

 

✔ Faire un plouf à Riomaggiore

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Etape 18 Portofino > Arles > 477km  – environ 5h

Encore un long trajet car nous devons rejoindre le Pays Basque dans 2 jours et préférons nous arrêter 2 nuits que deux fois une nuit. Nous trouvons un super gîte proche d’Arles, et nous en profiterons pour visiter Saint-Rémy-de-Provence et Arles.

Etape 19 Arles > Saint-Jean-de-Luz > 621km – 5h45

Un long trajet mais après les routes que nous avons connues, les routes françaises sont bien faciles.  Par ailleurs, notre location nous attend et nous savons que nous dormirons 7 nuits au même endroit pour arpenter les villes et villages du Pays-Basque. C’est le dernier long trajet avant celui du retour et il a déjà une saveur particulière.

Etape 20 Saint-Jean-de-Luz, Guéthary, Bidart, Biarritz, San Sebastian, Saint-Jean Pied de Port, Espelette. 

Un voyage en soi… Une région entre deux pays, un pont entre deux pays et un pays en lui-même avec sa gastronomie, ses costumes, sa langue, sa musique, ses danses…

 

 

When life gives you chili… Pimente-là !

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Je publierai prochainement un article par étape phare avec des bonnes adresses et conseils. Strasbourg, Vienne, Budapest, région des Maramures, région de la Bucovine, Transylvanie.

1 Response
  • Kévin
    avril 18, 2018

    Bonjour Anais, je trouve ce périple génial et j’aimerai avoir quelques précisions, vous êtes partis avec votre voiture? Combien de temps à duré le voyage au total? Et combien vous a-t-il coûté? Nous envisageons un roadtrip similaire et aimerions avoir une idée de l’organisation Merci d’avance et bravo pour ce superbe blog!

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